Commencer à donner des fruits à son bébé

Commencer à donner des fruits à son bébé | Le guide de Lilie et ses Créas
Avec la belle saison, les fruits s’invitent sur nos étals. Que de vitamines C, de couleurs éclatantes et de bienfaits que l’on aimerait tant faire profiter nos chères petites têtes blondes. Voilà quelques semaines que bébé se nourrit de lait, et vous brûlez de lui faire découvrir toutes les saveurs que les fruits offrent. Mais l’intégration des fruits dans l’alimentation de bébé ne se fait pas à la légère. Il faut tenir compte de la maturité de ses fonctions digestives et de sa capacité de mastication. Si le goût sucré des glucides aide bébé à bien accueillir les fruits, encore faut-il que son organisme soit prêt à accepter ces nouvelles denrées. Alors, commencer à donner des fruits à son bébé, savez-vous faire ? Voici, pour vous, le guide pratique de l’intégration des fruits dans l’alimentation du nourrisson.

Les 4 piliers de la diversification alimentaire de bébé

Quand mon bébé peut-il commencer à manger des fruits ?

Bien comprendre la diversification alimentaire permet d’appréhender tous les sujets importants qui s’y réfèrent. Le but premier est le passage d’une alimentation composée uniquement de lait (maternel ou non) à une nourriture diversifiée, à la cuillère, comme les adultes, vers l’âge de 2 ans. On rappelle qu’à partir de 6 mois, le lait ne couvre plus 100 % des besoins essentiels de nos chers bambins. Les biberons sont alors insuffisants.

Introduire de nouveaux aliments dans le quotidien d’un enfant régit à 4 grandes règles :

  1. Le Graal de tous parents est l’équilibre alimentaire de son enfant. Dès son plus jeune âge, le corps de l’enfant doit intégrer la notion de régularité. Une alimentation saine et équilibrée représente la première parade contre les grignotages et le surpoids infantile et à l’adolescence. Vers 8 mois, 4 repas par jour s’avèrent déjà suffisants.
  2. La notion de progression. Tout nouvel aliment, toute nouvelle saveur et toute nouvelle texture doit être servi par petites doses. On parle de quelques cuillerées pour débuter.
  3. Les aliments s’ajoutent un par un. Cela permet à bébé de se montrer plus réceptif au goût, à la saveur. Il apprécie avec ses yeux, ses papilles et… ses doigts, eh oui ! Désolée mesdames, mais l’apprentissage passe aussi par le toucher quand bien même cela augmente le nombre de lessives. L’astuce ? Équipez-vous des bavoirs lavables de Lilie. Blague mise à part, l’introduction unitaire d’aliment s’avère primordiale pour repérer les allergies éventuelles.
  4. On adopte une fréquence régulière des changements. Plus on habitue bébé aux changements, plus il est accueillant aux nouvelles expériences. On commence toujours par les saveurs douces et faciles à digérer. Les spécialistes préconisent un intervalle de 2 à 3 jours entre deux nouvelles sensations.

Commencer à donner des fruits à son bébé  : 5 étapes incontournables

Introduire les fruits dans la nourriture infantile se fait selon l’âge et l’évolution du bébé (habitude, dentition, capacité digestive). Voyons plutôt quelles règles suivre pour garder une attitude sécuritaire et une éducation gustative efficace.

Introduire les fruits dans la nourriture infantile se fait selon l’âge et l’évolution du bébé (habitude, dentition, capacité digestive). Voyons plutôt quelles règles suivre pour garder une attitude sécuritaire et une éducation gustative efficace.

  1. À partir de 4 mois : doucement tu commenceras

    Bébé commence à vouloir se tenir assis (avec un support), il tient sa tête seul et porte les objets à sa bouche ? Il est alors l’heure de demander l’autorisation au médecin de famille ou au pédiatre de diversifier sa nourriture. La première fois, prévoyez un moment où vous avez le temps. Karine Garcette, gastro-pédiatre, conseille : « Il faut que l’enfant soit assis correctement dans une ambiance sereine et que l’un des parents soit disponible pour lui ».

    On conseille de commencer l’intégration par les fruits les plus digestes, à savoir :

    • les pommes ;
    • les poires ;
    • les bananes ;
    • les abricots ;
    • les coings (attention, ils peuvent constiper) ;
    • les pruneaux (attention aux risques de diarrhée).

    La banane est le seul fruit qui peut se manger cru dès l’âge de 4 mois.

    Choisissez toujours des fruits bien mûrs, idéalement bios, que vous cuisez et mixez en compote. Pour rappel, le fruit avant d’être ingéré, doit être lavé, épluché, épépiné et cuit.

    C’est leur goût sucré qui les rend attrayants. S’ils sont un peu acides, sucrez-les légèrement. Un fruit bien mûr n’a généralement pas besoin de sucre ajouté.

    Commencez par une seule portion de fruits quotidienne, au déjeuner ou au goûter. Dans l’idéal, préférez le midi avant la tétée. C’est généralement le moment où l’enfant ressent plus la faim. S’il ne paraît pas décidé, donnez-lui son lait habituel et réessayez après. Une fois repu, il peut être plus disposé. Tout dépend de chaque enfant.

    Au début, 1 à 2 cuillerées suffisent pour atteindre progressivement 50 grammes par jour. On intègre toujours un seul fruit à la fois pour repérer les allergies éventuelles, mais aussi pour éduquer les papilles. Une fois la pomme adoptée, elle peut s’ajouter aux autres compotes pour adoucir le goût et rendre la texture moins fluide.

  2. Entre 5 et 8 mois : la texture tu changeras

    À partir de 8 mois et selon les capacités masticatoires de l’enfant, on peut varier les textures et les variétés de fruits. On introduit doucement des petits morceaux fondants, pas trop consistants, (sans laisser l’enfant sans surveillance).

    Ainsi, l’enfant peut goûter les abricots.

    À cet âge, l’apport de vitamines C n’est pas essentiel puisque les laits infantiles 2eâge en contiennent.

  3. Entre 8 mois et un an: les mélanges tu adopteras et les fruits crus tu intégreras

    Car désormais, il peut mâcher et digérer les fruits crus, une nouvelle texture arrive dans l’alimentation de bébé : les fruits râpés. Les fruits durs se réduisent en purée.

    Pour diversifier ses repas, les fruits rouges sont désormais les bienvenus. Fraises, framboises s’incorporent aux purées et compotes. Une fois les saveurs connues et acceptées, vous pouvez mélanger les différents fruits que bébé aime.

    Les morceaux tendres sont désormais possibles, mais toujours sous forme sécuritaire pour éviter les étouffements et fausses routes.

    Les adeptes de l’alimentation autonome penseront à laisser une portion de pelure sur la chair lorsqu’elle est épaisse, comme dans le melon, la banane ou l’orange.

    Si vous préparez des agrumes (oranges, clémentines), ôtez toujours la membrane blanche. D’une manière générale, épluchez les fruits (pomme, nectarine, pêche). Un raisin se coupe en 4. On ôte toujours la peau et les pépins.

    L’enfant mange des fruits 1 à 2 fois par jour, répartis en 2 ou 3 repas.

    Avant un an, seuls les jus de fruits spécial bébé conviennent. Éventuellement, une orange pressée sans pulpe et diluée dans l’eau reste sans danger.

    On attend encore un peu pour les fruits exotiques plus générateurs de réactions allergiques.

  4. Entre 1 et 3 ans : la variété tu privilégieras

    Après un an, vous pouvez vraiment varier les variétés de fruits. Cerises dénoyautées, ananas, myrtilles, cassis, tentez les aliments solides, mais toujours avec précaution et sous surveillance ! Selon la dentition et les habitudes de l’enfant, on privilégie encore les compotes et purées, éventuellement, on donne de fines lamelles. Les petits font désormais 3 repas quotidiens et un goûter. Les fruits trouvent leur place dans chacun d’eux.

    Usez des salades de fruits, elles éveillent les sens par la diversité des couleurs et des saveurs. Le melon fournit du bêta-carotène, le raisin des vitamines B3, les oranges et kiwis, de la vitamine C.

    On reste toujours prudent avec l’introduction des fruits exotiques, plus susceptibles de déclencher des allergies.

    Les fruits secs trouvent tranquillement leur place : abricot, dattes, figue, etc. Vous pouvez alors multiplier les recettes sympas comme les fraises poêlées au miel, avec un peu de beurre ou les gratins de pêche (Hey ! laissez-en un peu à bébé).

    Pensez à aromatiser les salades avec de la menthe ou de la vanille.

    Astuce pour le goûter : préparez un milk shake fait maison au lait de croissance !

    Les jus de fruits standards conviennent désormais sous réserve qu’ils soient bien 100% pur jus.

  5. Après 3 ans : libre tu seras

    Après 3 ans, l’enfant digère parfaitement les fibres, il peut donc se faire plaisir avec les fruits entiers.

    Préparation maison ou petits pots pour intégrer les fruits chez l’enfant

    Tout d’abord, rappelons que les fruits surgelés ne perdent aucun de leurs apports nutritionnels. Seul le goût peut être légèrement modifié. Mieux vaut donc un fruit congelé que pas de fruits du tout.

    Pour les compotes ou purées maison, si votre enfant a moins d’un an, privilégiez la vanille naturelle. Après un an, incorporez les autres épices comme la cannelle par exemple.

    L’alimentation infantile destinée aux moins de 3 ans est très sécurisée et régit à des tests et règles dans lesquelles vous pouvez avoir confiance. Les recettes sont toujours sans conservateurs, colorant, ni arôme artificiel. L’apport en sucre reste très réglementé et ne vient que corriger l’acidité naturelle des fruits. Les petits pots pour bébés ou purées sont préparés peu de temps après la cueillette.

    Les fruits cuits maison se conservent 48 heures au réfrigérateur, tout comme un produit acheté, après ouverture.

    Ce sont donc les critères de temps et d’accès à un verger qui vont faire la différence et influencer votre choix.

    Les allergies alimentaires | Que faire

    Si les allergènes majeurs sont les fruits à coque et les fruits exotiques, chaque organisme peut développer une réaction allergique à n’importe quel aliment. En France, on estime à 6 % le nombre d’enfants (de moins de 16 ans) souffrant d’allergies alimentaires.

    6% des enfants de moins de 2 ans présentent des allergies, certaines bénignes. Les allergies graves restent rares chez les jeunes enfants (avant 3 ans), mais sont réelles. C’est pourquoi l’enfant doit toujours être surveillé et chaque nouvel aliment intégré seul.

    Dès l’apparition de réactions cutanées (de type eczéma ou urticaire), de symptômes respiratoires ou intestinaux, appelez immédiatement une aide médicale. Un bébé qui développe une réaction de type respiration sifflante, gonflement des lèvres, de la langue doit être ausculté en urgence.

    Pour rappel :

    • l’eczéma se reconnaît par une peau sèche et squameuse. De minuscules bosses rouges se forment ;
    • l’urticaire provoque des démangeaisons et des taches apparaissent sur la peau.

    Bonus | Nos petites astuces pour faire manger un enfant

    • on rend le repas ludique, on se déguise en fraise si besoin ;
    • on sert dans un récipient à compartiments pour éduquer les papilles ;
    • on utilise des couverts sympas ;
    • on joue à « qui est qui » à chaque nouvel aliment ;
    • on teste le mélange sucré/salé ;
    • on met de la couleur dans l’assiette ;
    • on fait manger la licorne qui décore l’assiette ;
    • Et dernier conseil et non des moindres, on montre l’exemple !

    Vous voilà désormais parée pour affronter la diversification nutritionnelle et le bon développement de votre enfant. Si la plupart des critères font appel au bon sens, il reste toujours intéressant de connaître les règles de sécurité alimentaire.

    Je souhaite donner à mon bébé toutes les chances de bien se nourrir ou offrir de chouettes ustensiles à une jeune ou future maman. Je fonce vers la boutique de Lilie et ses Créas.

    Sources :

    Le site Ameli.fr

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